Une retraite : repos, apprentissages, renaissance

C’est dans une petite localité reculée de Buye, en commune Ngozi que World Outreach Initiatives a tenu une retraite de 3 jours vers la fin du mois de mai. L’ensemble de son personnel s’est retiré dans les locaux de Ruhuka Hotel. Dès le premier jour, de précieux enseignements ont été prodigués, des engagements pris et surtout, des vies ont été touchées. Vivez la retraite, du point de vue d’un des membres du staff. C’est dans une ambiance bon enfant que les membres du personnel de WOI grimpent dans le bus loué pour l’occasion. Après un trajet d’un peu plus de trois heures, le bus passe finalement le portail du Ruhuka Hotel. Une brise fraîche souffle, adoucie par les rayons du soleil. Après que tout le staff est réuni, nous entrons dans le lobby de l’hôtel. Il fait frais et nous attendons que la réceptionniste nous remette les clés de nos chambres. Après une courte prière, nous regagnons nos chambres pour ensuite nous retrouver dans la vaste salle tenant lieu de restaurant. On nous sert un repas chaud et savoureux. Après le déjeuner, nous nous retirons chacun dans sa chambre pour nous préparer à la première session d’apprentissage de la retraite. Des enseignements, des consciences éveillées Pour doter le staff de plus de connaissances intervenant sur l’aspect personnel, familial et professionnel, la coordination a fait appel à deux professionnels. Bébelyne Kanyange, cadre à la BCB, a enseigné sur les tempéraments et le parenting, et Jean-Baptiste Nzohagera, Directeur National de l’APRID a enseigné sur l’entrepreneuriat. Les deux invités étaient dynamiques et ont réussi, chacun à sa façon, à garder notre attention. J’ai personnellement parlé à plusieurs des collègues et ils m’ont affirmé avoir été vivement intéressés par les enseignements reçus. Le module sur les tempéraments leur a permis de mieux se connaître et mieux se comprendre entre collègues, mais également dans leurs familles. Le module sur le parenting a permis aux parents et futurs parents comment bien élever leurs enfants, les bonnes pratiques à adopter au sein de la famille. Le module sur l’entrepreneuriat a éveillé les consciences sur l’importance des activités générant un autre revenu autre que le salaire. Malgré les échecs endurés, il ne faut pas hésiter à réessayer. Après ces modules, plusieurs collègues ont pris des engagements sur le plan privé mais aussi professionnel. Il serait dommage de ne pas mentionner une collègue qui, à la fin de la retraite, a décidé de confier sa vie à Jésus Christ. C’était un moment chargé d’émotions, qui a rappelé à l’assemblée l’importance de marcher avec le Seigneur. Quelques divers Pour agrémenter la retraite, des activités sportives ont été organisées. Nous sommes sortis et avons couru quelques mètres. Les plus endurants ont fait plusieurs allers-retours. Ensuite, nous avons fait quelques étirements, ri un bon coup à la vue de certains collègues qui galéraient avec certains exercices et pris une photo de famille comme souvenir. En soirée, les collègues ont joué à des jeux de société comme UNO. Des rires, des contestations joyeuses, des cris de triomphe ont raisonné jusqu’à tard dans la nuit. Les jeux ont repris le 3e et dernier jour de la retraite, lorsque nous attendions le bus qui devait nous reconduire vers la capitale. En gros, la retraite a été un succès. Nous avons pleinement profité des 3 jours dont nous disposions. Plus d’un voulaient malgré tout rester plus longtemps. L’ensemble du staff a apprécié le programme, l’hôtel en soi et son service. Un grand merci à Blythswood Care, un des partenaires de WOI, pour avoir financé une grande partie de la retraite. Grâce à eux, nous avons pu nous ressourcer et prendre des résolutions pour le travail, mais aussi pour nos familles et nos vies personnelles. Que Dieu en soit loué !

Elevage de poules pour les membres des Care Groups

Afin de permettre aux membres de ses Care Groups d’augmenter les revenus et d’assurer une alimentation équilibrée, World Outreach Initiatives a fourni des poules pondeuses avec l’appui de Blysthwood Care. Au sein des Care Groups, les membres apprennent plusieurs notions, et celles en rapport avec la nutrition occupaient une place importante. Et c’est pour renforcer cette dernière que l’élevage de poules a débuté. Les œufs que procurent les poules permettent aux bénéficiaires de pouvoir varier leur alimentation et ainsi garantir une bonne santé pour eux et leurs familles. Une autre notion importante que promeuvent les Care Groups se résume consiste en les activités génératrices de revenus. Avec cet élevage de poules, les membres des Care Groups seront en mesure de générer des revenus qui vont leur permettre d’améliorer leurs conditions de vie. C’est dans le cadre de ce projet d’élevage de poules qu’un premier lot de poules pondeuses a été apporté, mais selon les bénéficiaires, les poules mouraient les unes après les autres, si bien qu’il ne restait plus qu’une petite partie des poules distribuées. Pour répondre à ce problème, WOI a rassemblé les bénéficiaires pour une séance de formation avec un vétérinaire afin qu’il leur apprenne tout ce qu’il faut pour les rendre capables de mener à bien le projet. Durant cette séance, des questions ont été posées, les principaux défis ont été abordés, et des engagements à suivre à la lettre les notions apprises ont été pris. Marie Thérèse Ngendera, une bénéficiaire de l’élevage de poules, témoigne : « Nous avons commencé à élever les poules avant de recevoir les formations nécessaires pour arriver à bien s’en occuper. Comme résultat, plusieurs d’entre les poules sont mortes, et on n’y pouvait rien à l’époque. Cette formation est tombée à pic, nous en avions grandement besoin. Le vétérinaire nous a beaucoup appris, et ceux qui ont encore des poules pourront s’améliorer. Merci à WOI de nous avoir organisé cette formation, nous sommes désormais plus confiants. »

Radio Ivyizigiro : une émission, une foi renouvelée, un miracle

Pasteur Patrick Nshimirimana est un fidèle auditeur de la radio Ivyizigiro depuis 2003. En 2012, il a été victime d’un grave accident, qui l’a alité pendant près de deux mois. La radio Ivyizigiro a été le déclencheur de sa guérison. Voici son témoignage. Je traversais tranquillement la rue de Jabe lorsqu’une benne transportant du ciment a perdu le contrôle et s’est renversé sur moi. Ma cheville et mon pied étaient fortement blessés. On m’a rapidement transporté à l’hôpital, où j’ai passé presque deux mois. Durant mon séjour à l’hôpital, je me sentais dépassé par les événements ; la douleur n’arrangeait et je désespérais de pouvoir guérir un jour. Couché sur mon lit, la jambe soutenue par une attèle, il n’y a qu’une chose qui me reconfortait : écouter la radio Ivyizigiro. Il y passait des chansons et des messages d’espoir qui me redonnait la paix. J’aimais tellement le programme de la radio que j’avais fini par acheter une petite radio qui restait sous ma commode, juste à côté de moi. La fréquence restait inchangée, du matin au soir. Je me rétablissais tout doucement et j’arrivais à me déplacer dans la chambre à l’aide de béquilles. Si je devais en sortir, on m’amenait une chaise roulante. Un soir, après avoir diné, j’ai allumé ma petite radio. C’est l’évangéliste Chris Ndikumana qui prêchait. Il disait ceci : « Si tu es à l’hôpital, et que tu as une jambe blessée mais l’autre en bon état, remercie le Seigneur pour la jambe qui va bien. Si tu as un membre du corps mal en point mais tu as l’autre en bonne santé, remercie le Seigneur pour le membre en bonne santé. Si tu traverses une mauvaise passe, mais tu as quelque chose de positif dans ta vie, remercie le Seigneur pour cet aspect positif. » Ces paroles ont éclaté en moi comme une bombe. Cette nuit-là, je n’ai fermé l’œil. J’ai ressassé mon accident. La benne aurait pu m’écraser la tête, le dos, ou carrément me briser tous les os de mon corps. Mais elle n’a touché que ma cheville et mon pied. Là j’ai crié à Dieu : « Seigneur, tu es formidable ! » J’ai passé toute la nuit à chanter, prier et louer le Seigneur pour tous ses bienfaits. Le matin suivant, c’est là que s’est opéré un miracle. J’ai décidé de marcher sans les béquilles qui restaient toujours près de moi. C’est là que j’ai fait un premier pas, puis un deuxième et un troisième, et avant que je ne revienne de ma surprise, je sortais de ma chambre et marchais tout autour. Depuis, je ne me suis plus jamais servi de béquilles. C’est là que j’ai pu vraiment commencer à servir Dieu. World Outreach Initiatives, à travers la Radio Ivyizigiro, est en train d’atteindre plusieurs personnes. En ce qui me concerne, je me considère comme une des personnes dont la vie a été changée par cette station radio. Aujourd’hui, je suis reconnaissant à Dieu. Qu’il bénisse la Radio Ivyizigiro !

Projet Wash : Focus groups avec les bénéficiaires

Pendant deux jours consécutifs, une délégation de la MCC Burundi a organisé d’évaluation des activités du projet d’hygiène et d’assainissement par MCC, à savoir le programme de santé maternelle et infantile ainsi que le projet WASH. Le premier jour, la délégation constituée de Tirzah Hea Halder, Directrice des Programmes, et Eloi Habonimana, Coordinateur du programme de sécurité alimentaire, s’est rendue à la Life Clinic de Kinanira, accompagnée du Responsable des Programmes de Workd Outreach Initiatives, Chadric Ndayirorere. Après un bref mot d’introduction, des questionnaires d’évaluation ont été distribués à une cinquantaine de bénéficiaires afin que celles-ci puissent les remplir. Après cela, des focus groups – petits groupes d’une dizaine de personnes formés qui ont pour but d’échanger les idées sur un thème donné – ont été constitués pour discuter sur le projet WASH. Les participants des deux focus groups – constitués en tout par les bénéficiaires, des administratifs locaux, des médiateurs de santé, des membres du staff de WOI et la délégation de MCC – ont parlé de l’état des lieux du projet, que ce soit par rapport aux quantités de savon fabriqué, les recettes rentrées depuis le début du projet, etc. Ils ont également abordés les difficultés rencontrées, notamment le manque d’eau courante et l’insuffisance du matériel pour la fabrique de savon. Ces activités se sont étendues au deuxième jour à la Life Clinic Cibitoke, deuxième clinique de World Outreach Initiatives, avec plus de cent bénéficiaires qui avaient répondu présents. Ces séances d’évaluation ont été convoquées par MCC dans le cadre de la clôture de la phase pilote du projet WASH. Elles ont permis de mesurer l’impact concret du projet WASH sur la vie des bénéficiaires, tout en identifiant des pistes d’amélioration pour en renforcer la durabilité. Quelques images

Radio Ivyizigiro : quand il y a la foi, la guérison s’ensuit

Bien qu’ayant souffert du cancer de l’utérus pendant trois ans, Sophie Nimbona, une dame maintenant agée de soixante ans, est en pleine forme. Elle doit sa bonne santé à quelqu’un: Dieu… et la radio Ivyizigiro. Voici son témoignage. “Je suis étendue dans mon lit. Je souffre le martyre. Le sang n’arrête pas de couler, cette maladie ne me donne pas de répit. Le cancer de l’utérus. Je ne sais pas comment je l’ai attrapé, mais jamais je n’oublierai l’état dans lequel je me trouvais alors”, se remémore Sophie Nimbona, une maman de quatre enfants habitant à Kamenge, dans la ville de Bujumbura. Sophie est tombée malade pendant trois longues années, souffrant du cancer de l’utérus. La maladie l’a tant affaiblie qu’à un moment donné, elle ne se levait presque plus de sa couche. Aujourd’hui, cette dame rondelette est bien portante. Comment est-ce possible ? “Je n’ai jamais perdu espoir en Jésus-Christ. Je ne pouvais pas me faire soigner car je n’avais pas les moyens de me payer des soins en Inde, comme me le conseillaient les médecins. Il me fallait autour de 40 millions de BIF pour que cela soit possible, et cette somme était astronomique pour moi. C’est là que j’ai décidé de laisser mon sort entre les mains du Seigneur. Si je devais mourir, au moins je rejoindrais mon Dieu.” Appuyer ici pour écouter le témoignage en vidéo Une radio qui porte bien son nom Au milieu de son malheur, Sophie Nimbona avait une source d’espoir: la radio Ivyizigiro (qui signigie espoir en kirundi). Cette radio l’a accompagnée dans sa maladie, faisant grandir en elle la conviction de voir un jour ce cancer guérir. “Lorsque j’étais alitée, je n’écoutais que la radio Ivyizigiro. Les émissions, les chansons de louange qui y passaient me faisaient chaud au coeur et me permettaient de garder espoir. J’écoutais tellement la radio que j’avais finir par connaître tous les noms des journalistes et leurs voix”, glousse la sexagénaire. “Plus j’écoutais la radio, plus je priais, plus l’espoir grandissait en moi. J’ai alors doucement commencé à sentir des améliorations dans mon état de santé. Au bout de quelque temps, je me sentais très bien et j’ai fait faire des examens. Ils étaient tous catégoriques: il n’y avait plus aucune trace de cancer dans mon organisme.” Pour elle, sa guérison a découlé du fait qu’elle n’a jamais perdu foi en Dieu. Elle présente ses chaleureux remerciements au personnel de la radio Ivyizigiro, car pour elle, “ce sont des serviteurs de Dieu” qui l’ont aidée à aller mieux. Elle lance enfin un appel à toutes les âmes meurtries, souffrantes ou désespérées: “Dieu est toujours aux commandes. Il est prêt à vous guérir, à vous combler, à vous redonner espoir, comme Il l’a fait pour moi. Croyez en Lui, et vous ne le regretterez jamais. En ce qui me concerne, j’ai placé ma confiance en Lui et voyez le résultat aujourd’hui !” Et vous, cher/ère lecteur/lectrice, êtes-vous prêt(e) à vous confier en Lui ?